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din: Le Moment, Journal de Bucarest, 1935–1936
Vendredi 6 décembre 1935
J’ai pris autrefois l’engagement, ô lointaine Marinette, de vous faire aimer mon pays, et vous verrez que je tiens promesse. Tenir sa promesse n’est pas, comme l’on croit, une vertu; c’est une des formes de l’amour de soi ; c’est se donner le plaisir de ne pas se renier soi-même. Je veux donc vous faire voir tous les jours un coin de cette terre inconnue qui est, pour vous, Bucarest : ses aspects, ses caprices climatériques, ses multiples activités et tout ce qui fait en somme qu’il est lui-même, c’est-à dire qu’il ne ressemble à aucune autre ville au monde.
Je crois avoir tout ce qu’il faut pour vous parler de ma ville, par la simple raison que je l’aime. Goethe a dit : « On ne parle bien que de ce qu’on aime. » Et Bucarest me tient à cœur par tout ce qu’il a en lui d’inattendu, et je pourrais même dire d’hétéroclite. Vous vous en rendrez compte vous-même, Marinette, lorsque mes lettres quotidiennes vous l’auront fait connaître ou plutôt entrevoir. En vous parlant de lui, je tâcherai de vous apprendre la joie, car Bucarest, le bien nommer, est la ville de la joie. La légende nous dit que le pâtre qui fut son fondateur portait le nom de Bucur, qui signifie joie.
La saison pourtant n’est pas des mieux choisies. La ville claire, au ciel d’émail profond, la ville qui, l’été, vous sourit par ses mille jardins tendant leurs bras feuillus par-dessus les enclos, et qui, l’hiver, vous éblouit par les arabesques givrées de ses floraisons de cristal, fut, pendant quelques jours, embrumée par la morne grisaille d’un brouillard aussi rare chez nous que l’est, chez vous, la neige. Nous avons joué, l’autre jour, à nous perdre dans les rues, en tâtonnant pour retrouver notre maison, ni plus ni moins qu’un Londonien par les jours de « purée de pois » tel est le nom, que donnent les Anglais à leur épais brouillard.
Mais les bucarestois nés pour la joie ne se font pas de bille pour si peu. Je connais des gens qui ont tiré parti de l’occasion pour ne pas rentrer chez eux et pour passer la nuit là où ils se trouvaient. Je vous glisserai même à l’oreille que je fus un de ceux-là. Le Roumain est, de sa nature, enclin à ouvrir ses bras et sa porte à l’hôte inconnu. La formule employée par un paysan qui entre chez son voisin, se traduirait à peu près par la question : « Heureux de la visite ? ». J’ai dit à peu près, car le laconisme de la langue roumaine a des raccourcis nets et incisifs, sans bavures, qui n’ont d’équivalent qu’en latin.
Je continuerai donc à extraire du plaisir même de ce ciel hostile, en m’enfonçant plus profondément dans les délices du coin du feu, trop souvent négligés. J’ai pour cela le nécessaire : à portée de ma main s’étalent quatre volumes nouveaux : les Mémoires de la Reine (troisième volume)1, Lorelei de Ionel Teodoreanu, qui pourrait aussi bien s’appeler Floreal, car Ionel Teodoreanu c’est le printemps en marche, le dernier ouvrage de Gala Galaction qui, par sa double nature d’homme de lettre et d’homme d’église, rappelle les moines guerriers du quattrocento et Bălăuca de Lovinescu, où revit la blonde muse, par qui Eminescu connut tant de douleurs.
Je tâcherai de vous les présenter en quelques mots. Car si j’ai entrepris de vous offrir Bucarest comme une jonchée de fleurs sur un plateau, c’est de ses artistes que je vous parlerais d’abord. De même que les fruits ne se conservent que dans le sucre, la pulpe et la chair de toute chose vivante ne peuvent vaincre le temps que si elles sont confites dans la beauté et y demeurent impérissables, comme un moucheron enclos dans un lisse bloc d’ambre.
M. M.-V.2
Vineri 6 decembrie 19353
Mi-am luat demult angajamentul, o, îndepărtată Marinette, să te fac să-mi iubeşti ţara şi vei vedea că îmi ţin promisiunea. Respectarea promisiunii nu este, aşa cum credem noi, o virtute, ci este una dintre formele iubirii de sine; înseamnă să-ţi oferi plăcerea de a nu te contrazice. Aşa că vreau să-ţi arăt în fiecare zi un colţ din acest loc necunoscut care este, pentru tine, Bucureştiul : aspectele, capriciile climatice, activităţile multiple şi tot ceea ce constituie originalitatea sa, tot ceea ce îl face diferit de orice alt oraş din lume.
Cred că am tot ce-mi trebuie ca să-ţi vorbesc despre oraşul meu, pentru simplul motiv că îl iubesc. Goethe spunea: „Nu vorbești bine decât despre ceea ce iubești.“ Şi ţin mult la Bucureştiul meu pentru tot ceea ce are el insolit, şi aş putea spune chiar heteroclit.O să-ţi dai seama singură, Marinette, când scrisorile mele zilnice te vor face să-l cunoşti sau, mai degrabă, să-i întrevezi chipul. Vorbind despre el, voi încerca să te învăţ bucuria, pentru că Bucureştiul, așa cum arată numele său, este oraşul bucuriei. Legenda ne spune că păstorul care a fost întemeietorul său purta numele de Bucur, ceea ce înseamnă bucurie.
Totuşi, sezonul nu este dintre cele mai prielnice. Oraşul strălucitor, cu cerul înalt, ca smălţuit, oraşul care vara îţi zâmbeşte prin mii de grădini ce-și întind braţele stufoase peste garduri şi care, în timpul iernii, te uimeşte prin arabescurile de gheaţă ale florilor sale de cristal, a fost, timp de câteva zile, întunecat de o ceaţă la fel de puțin prezentă la noi ca zăpada la voi. Ne-am jucat, deunăzi, pierzându-ne pe străzi, bâjbâind ca să ne găsim casa, nici mai mult nici mai puţin decât asemenea unui londonez în zilele „piureului de mazăre“ – cum numesc englezii ceaţa lor deasă.
Dar bucureştenii, născuţi pentru bucurie, nu-şi fac sânge rău pentru un lucru atât de mic. Cunosc oameni care au profitat de ocazie ca să nu se întoarcă acasă, ci să-şi petreacă noaptea acolo unde se găseau. Îţi voi şopti chiar la ureche că am fost unul dintre ei. Românul este, prin natura sa, înclinat să deschidă braţele şi uşa oricărui vizitator necunoscut. Formula folosită de un ţăran care intră în casa vecinului este: „Bucuroşi de oaspeţi?“ Laconismul limbii române are racursiuri incisive şi fără echivoc, impecabile, care nu au echivalent decât în latină.
Prin urmare, voi continua să caut plăcerea chiar şi în acest cer ostil, cufundându-mă mai adânc în atât de plăcutul colț din faţa focului, prea adesea trecut cu vederea. Am la îndemână necesarul: patru noi volume: Memoriile Reginei (volumul al treilea)4, Lorelei de Ionel Teodoreanu, care la fel de bine ar putea fi numit Floreal, căci Ionel Teodoreanu este o continuă primăvară, ultima lucrare a lui Gala Galaction care, prin dubla sa natură de om de litere şi de om al bisericii, aminteşte de călugării războinici din quattrocento, şi Bălăuca de Lovinescu, în care retrăieşte blonda muză care i-a provocat atâta suferinţă lui Eminescu.
Voi încerca să ţi le prezint în câteva cuvinte. Pentru că, dacă mi-am luat angajamentul să-ţi ofer Bucureştiul ca pe o jerbă de flori pe o tavă, mai întâi îţi voi vorbi despre artiştii săi. Aşa cum fructele se conservă doar în zahăr, pulpa şi carnea oricărei vieţuitoare nu pot învinge timpul decât dacă sunt ,,conservate“ în frumuseţe şi rămân nepieritoare acolo, ca o musculiţă închisă într-un bloc neted de chihlimbar.
M. M.-V.
Dimanche, 29 décembre 1935
Une journée claire et généreuse, Marinette; une journée où la lumière coule à flots sur nous comme une divine bénédiction et nous verse dans l’âme une allégresse débordante. La neige qui dans les rues est mille fois offensée et avilie par les pieds nombreux des passants, s’étend dans les jardins toute blanche en sa majesté immaculée. Elle nous offre comme un don fragile et vite effacé, sa pureté scintillante de mille petits cristaux pailletés de soleil et nous invite aux longues courses en tête à tête avec nous-même et l’éclatante beauté d’un monde virginal. Ceux qui n’ont point connu le vertige exaltant de glisser en traineau à ras du sol avec la rapidité d’une flèche à travers l’immensité de la plaine roumaine, toute blanche de neige et bleue d’ombre jusqu’au plus lointain coteau de l’horizon, ne peuvent comprendre dans leur sens profond ces vers de Byron: « Le meilleur de la vie réside dans l’ivresse, et l’homme étant mortel ne peut que s’enivrer. »
On ne saurait dire ce qui tend alors en nous jusqu’au suprême degré la corde vibrante de la jouissance : le fouettement du vent qui nous durcit le visage en un sourire figé et exaltant, le chant cadencé, rythmique et sautillant des grelots secoués par la course, la joie de la vitesse, la joie de vivre qui jaillit plus haut en nous ? On se rend compte alors que tout n’est pas snobisme dans l’exode général de toute la jeunesse de Bucarest vers les plateaux et les cimes de Sinaia et de Predeal. Le bob et le ski d’importation récente, mais chaleureusement accueilli chez nous, règnent maintenant en maître. Les wagons regorgent de jolies frimousses, d’une grâce androgyne sous leurs bonnets de fourrures et leur culotte de ski. Oubliées les parties de bridge et [les soirées] de cocktail ; le plein air exerce son attirance irrésistible avec une force qu’on pourrait nommer cosmique, et le sang fouetté par le souffle de l’espace avive les joues qui dédaignent désormais le rose chimique de Coty5. On a la conscience qu’on a bien travaillé pendant les deux semaines précédentes, où les bazars de charité se sont succédés sans discontinuer. Comme à l’ordinaire, les plus courus et les mieux achalandés furent «Principele Mircea» et «Tibisoi ».
La Société « Principele Mircea » que dirige avec un calme, une énergie et une douce gravité Madame Lia Bratiano fut fondée en mémoire du prince Mircea, le sixième enfant de S. M. la Reine qui, à l’âge de cinq ans lui fut enlevé par une cruelle maladie au moment tragique où la famille royale, sous la menace des bombes et de l’occupation étrangère se préparait à quitter la capitale en fugitive. Ses heures tragiques sont décrites avec une douloureuse minutie dans le troisième volume des mémoires de la Reine. Le nom du touchant petit prince fut donné à une vaste œuvre de bienfaisance, qui comprend d’innombrables crèches, dispensaires et hôpitaux. Chaque année le bazar installé dans les salles somptueuses du Cercle Militaire fonctionne pendant trois jours, au cours desquels toute la société bucarestoise s’écrase devant des stands. Une moitié des dames charitables tient les comptoirs, tandis que l’autre moitié se coudoie pour faire des achats en cédant le pas à leurs Majestés la Reine Marie et la Reine Elisabeth, toujours au premier rang des acheteurs. Cette année la vente, le thé et le soupé furent particulièrement fructueux, malgré la brèche faite à tous les budgets par l’obligation capitale de venir en aide aux Bessarabiens menacés de famine à la suite de la sécheresse de l’été dernier. Dans notre ville où l’on s’amuse tant, la charité ne chôme pas, vous pouvez m’en croire Marinette. La somme destinée à venir en aide aux enfants de Bassarabie dépasse déjà 10 millions.
L’incident le plus émouvant de cette pacifique croisade pour le bien fut l’accueil fait en gare de Ploiești à 250 enfants, qu’on avait amenés de Bessarabie pour les confier à des familles qui avaient exprimé le désir d’en prendre un à sa charge. Le train arrivant une heure plus tôt qu’on ne l’attendait, les petits bonshommes affamés, hâves et charmants furent happés comme autant de petits pâtés par le public qui se trouvait sur le quai de la gare. Chacun s’en fut6, chez soi un petit rescapé sous le bras. Grande déception pour les familles charitables qui vinrent à la rencontre du train une heure trop tard. Elles n’eurent de cesse que l’on ne télégraphia en Bessarabie pour se faire expédier un nouveau transport de petits ventres creux.
Que dites-vous de ce trait, Marinette ? Toute ma Roumanie est là-dedans, et je vous en donnerai d’autres preuves, en vous parlant de Tibisoi.
M. M.-V.

Duminică 29 decembrie 1935
O zi senină și generoasă, Marinette; o zi în care lumina se revarsă din belșug ca o binecuvântare divină și-ţi varsă în suflet o bucurie debordantă. Zăpada care, pe străzi, este de o mie de ori ofensată și murdărită de multele picioare ale trecătorilor, în grădini se întinde cu totul albă în măreția ei imaculată. Ea ne oferă, ca un dar fragil și repede șters, puritatea sclipitoare a mii de mici cristale strălucind în soare și ne invită la drumuri lungi, singuri cu noi înșine și cu frumusețea strălucitoare a unei lumi virginale. Cei care nu au cunoscut exaltarea ameţitoare de a aluneca într-o sanie care trece cu rapiditatea unei săgeți prin imensa câmpie română, în întregime acoperită de zăpadă și învinețită de umbre până la cea mai îndepartată colină care se observă în zare nu pot înțelege sensul profund al acestor versuri ale lui Byron: ,,În entuziasm stă tot ce-i mai bun în viață, iar omul, fiind muritor, nu poate decât să se entuziasmeze.“7
N-ai putea spune atunci ce întinde până la gradul cel mai înalt în noi coarda vibrantă a plăcerii: biciuitul vântului care ne încremeneşte chipul într-un zâmbet înghețat și exaltat, cântecul cadențat, ritmic și săltăreț al clopoţeilor scuturaţi de mers, bucuria vitezei, sau bucuria de a trăi care se înalță în noi tot mai sus? Ne dăm seama atunci că nu este numai snobism în exodul general al tineretului din București spre platourile și culmile Sinaiei și Predealului. Bobul și schiul, de import recent, primite la noi cu mult entuziasm, domnesc ca niște adevărați stăpâni. Vagoanele sunt pline ochi cu chipuri drăguțe, de o grație în care masculinul nu se mai distinge de feminin, sub căciulile de blană și în costume de schi. Uitați de partidele de bridge și de cocktailuri, aerul curat își exercită atracția sa irezistibilă cu o forță pe care o poţi numi cosmică, iar sângele colorează obrajii biciuiţi de beţia vitezei, care disprețuiesc acum rumenul artificial al lui Coty8. Avem conştiinţa împăcată că am muncit bine în ultimele două săptămâni, în care bazarele de caritate s-au succedat fără încetare. Ca de obicei, cele mai populare și cele mai aglomerate au fost „Principele Mircea“ și „Tibișoi“.
Societatea „Principele Mircea“, care este condusă cu calm, energie și gravitate blândă de doamna Lia Brătianu, a fost fondată în memoria prințului Mircea, al șaselea copil al M. S. Regina, care, la vârsta de cinci ani, a fost răpus de o boală crudă în momentul tragic în care familia regală, sub amenințarea bombelor și a ocupației străine, se pregătea să se refugieze din capitală. Clipele acelea nefaste sunt descrise cu o minuție impregnată de suferință în volumul al treilea al memoriilor reginei. Numele încărcat de aduceri aminte al micului prinț a fost dat unei vaste opere de caritate, care include nenumărate creșe, dispensare și spitale. În fiecare an, bazarul instalat în sălile somptuoase ale Cercului Militar funcționează vreme de trei zile, timp în care toată societatea bucureșteană se înghesuie în fața standurilor. Jumătate dintre doamnele din comitetul de caritate dețin tarabele, în timp ce cealaltă jumătate se grăbesc să facă cumpărături, în timp ce fac loc Majestăților lor Regina Maria și Reginei Elisabeta, întotdeauna în fruntea cumpărătorilor. În acest an, vânzarea, ceaiul și soupé-ul au fost deosebit de fructuoase, în ciuda breșei făcute în toate bugetele de obligația capitală de a veni în ajutorul basarabenilor amenințați de foamete în urma secetei din vara trecută. În orașul nostru, unde ne distrăm atât de mult, caritatea nu șomează deloc, poți să mă crezi, Marinette. Suma destinată să ajute copiii din Basarabia depășește deja 10 milioane.
Cel mai emoționant incident al acestei cruciade pașnice destinate binelui a fost primirea făcută în Gara Ploiești a 250 de copii aduși din Basarabia pentru a fi încredințați familiilor care și-au exprimat dorința de a lua unul pe cheltuiala lor. Trenul ajungând cu o oră mai devreme decât era așteptat, omuleții înfometați, palizi și drăguți au fost înfulecați ca niște pateuri mici de publicul de pe peronul gării. Toată lumea a plecat acasă cu un mic supraviețuitor la braț. Mare dezamăgire pentru familiile caritabile care au venit să aștepte trenul cu o oră mai târziu. Ele n-au încetat să protesteze decât în momentul în care s-a telegrafiat în Basarabia pentru a se face livrarea unui nou transport de micuți înfometați.
Ce spui despre acest lucru, Marinette? Întreaga mea Românie este prezentă în aceste gesturi și-ţi voi oferi și alte dovezi, vorbindu-ți despre ,,Tibișoi“.
M. M.-V.
Dimanche 6 septembre 1936
Heureux les citadins, Marinette, qui peuvent faire à la campagne la cure la plus nécessaire pour les désintoxiquer des bruits de Bucarest, autrement nocifs que les toxines amassées dans le corps des arthritiques. Les nerfs des habitants de notre capitale sont soumis à une torture aiguë et pénétrante dont il est difficile de se faire une idée. Songez qu’à Copenhague, à Rome et dans les grandes villes de l’Italie, il est interdit aux chauffeurs de corner : les passants traversent tranquillement la chaussée, tout en faisant très attention. Il paraît que le système donne de bons résultats et que l’on enregistre ainsi moins d’accidents. Mais chez nous ce n’est pas l’agressif clackson des voitures qui déversent sur nous le plus irritant vacarme, car il fait trêve à l’aube ou aux premières heures de la matinée. Le bruit le plus épouvantable ce sont les braves petits « olteni » qui nous infligent.
Vous ne savez pas ce que sont « les olteni », Marinette. Ils constituent un des traits les plus originaux de la physionomie de nos villes. Figurez-vous de jeunes garçonnets vêtus selon la mode millénaire, telle qu’on la voit gravée sur la colonne de Trajan, où sont retracés les combats des Romains et des Daces : un pantalon de drap blanc, tissé à la main sur les métiers rustiques, et par-dessus une chemise d’épaisse toile blanche qui leur descend jusqu’à mi-cuisse, et que retient autour des reins une large écharpe que l’on voit le dimanche matin briller d’une blancheur immaculée et qui perd beaucoup de son éclat, et emprunte des tons d’ocre de tabac vers la fin de la semaine. Mais le tissage du lin est lui aussi de tradition immémoriale chez nous. Hérodote, cinq cents ans avant l’ère chrétienne, vante les toiles exécutées par les femmes de Scythie et surtout l’art avec laquelle elles obtiennent une blancheur de neige, en les séchant sur l’herbe à l’aurore, de longs siècles avant que la science ait découvert les propriétés des rayons ultra-violets.
Voilà donc nos jeunes descendants des Daces et des Scythes – ils ont d’ordinaire de quatorze à dix-huit ans – qui commencent aux heures où le sommeil nous semble le plus doux, leur métier de marchands ambulants. Ils portent sur l’épaule comme les vendeurs d’eau hindous une pièce de bois poli par l’usage, légèrement courbée, d’où pendent aux deux bouts de larges paniers plats. C’est là que s’étage en pyramides rutilantes les grosses tomates juteuses et pansues, les aubergines plus graves sous leur vernis d’un riche violet évêque, les volumineux choux-fleurs semblables à de belles dames en crinoline parées pour un bal d’autrefois, et les savoureuses courgettes portant à leur sommet, comme un fleuron9, une petite fleur du plus beau ton orange.
Jusqu’ici, rien que de charmant et d’appétissant ; mais voici où commence la tragédie: dès 5 ou 6 heures du matin, l’armée des petits vendeurs se disperse par les rues de la ville et pousse sous nos fenêtres ouvertes, pour annoncer leur marchandise de telles clameurs, de telles vociférations, de tels hurlements lancés à pleins poumons, avec une ardeur infatigable, que l`on se réveille en sursaut, sans espoir d’un instant de répit, jusque vers midi, où le flot de hurleurs semble s’apaiser.
Ils se succèdent à deux ou trois minutes d`intervalle, leurs voix frénétiques continuent à vibrer longtemps après qu’ils ont dépassé nos fenêtres. Vous, qui ne connaissez en France que le « chands d’habits » et le légendaire « ohé le vitrier », vous pouvez vous imaginer ce qu’est la marée toujours montante de ces voix à qui la jeunesse prête une vigueur forcenée et qui déferle comme des vagues venant du fond de l’horizon sur un peuple de noyés éperdus, jurant et sacrant au creux de leur lit contre les innocents assassins de toute paix et de toute quiétude.
Marguerite Miller-Verghy
Duminică 6 septembrie 1936
Fericiți, Marinette, orășenii care pot face la țară cura atât de necesară pentru a se dezintoxica de zgomotele Bucureștiului, tot atât de nocive ca toxinele adunate în organismul bolnavilor de artrită. Nervii locuitorilor capitalei noastre sunt supuși unei torturi acute și profunde, despre care e greu să-ți faci o idee. Gândește-te că la Copenhaga, la Roma și în marile orașe din Italia, șoferii nu au voie să claxoneze; trecătorii traversează liniștiți strada, fiind însă foarte atenți. Se pare că sistemul funcționează bine și că se înregistrează mult mai puține accidente. Dar, la noi, nu agresivul claxon al mașinilor este cel ce revarsă asupra noastră cel mai iritant vacarm, căci el se oprește în zori, sau în primele ore ale dimineții. Cel mai cumplit zgomot pe care trebuie să-l suportăm este cel făcut de bravii noștri mici olteni.
Nu știi cine sunt oltenii, Marinette. Ei se constituie într-una din cele mai originale trăsături ale fizionomiei orașelor noastre. Imaginează-ți băiețași îmbrăcați după moda milenară, așa cum îi putem vedea gravați pe columna lui Traian, unde sunt reconstituite bătăliile romanilor cu dacii, îmbrăcați în pantaloni albi din pânză țesută manual în războaie țărănești, având pe deasupra o cămașă groasă din pânză albă care le coboară până la mijlocul coapsei, ținută la mijloc de o cingătoare lată, pe care o vedem duminica strălucind de un alb imaculat, dar care își pierde mult din strălucire și împrumută tonuri de ocru tabac până la sfârșitul săptămânii. Dar țesutul inului este tot o tradiție imemorială la noi. Herodot, cu cinci sute de ani înainte de epoca creștină, cu multe secole înainte ca știința să fi descoperit efectele razelor ultraviolete, lăuda pânza țesută de femeile din Sciția și, mai ales, arta cu care ele obțin un alb ca zăpada, uscând-o pe iarbă, în zori. Iată-i, așadar, pe tinerii noștri urmași ai dacilor și ai sciților – de obicei, au vârste între paisprezece și optsprezece ani – cum își încep, la orele la care somnul ni se pare cel mai dulce, comerțul lor de vânzători ambulanți. Ei poartă pe umeri, ca vânzătorii de apă hinduși, o piesă din lemn lustruit, ușor curbată10, la capetele căreia atârnă, ca niște talgere, coșuri mari în care sunt așezate în piramide strălucitoare mari roșii zemoase și burduhănoase, vinete cu un aer grav sub luciul lor de un mov strălucitor și episcopal, voluminoase conopide ca niște doamne de altădată în crinoline, împodobite de bal, și dovlecei gustoși care au în vârf, ca un fleuron11, o floricică, în cel mai frumos ton de portocaliu.
Până aici nimic, mai fermecător și mai apetisant, dar iată unde începe tragedia: încă de la 5 sau 6 dimineața, armata de mici vânzători se împrăștie și, pentru a-și face reclamă, fac sub ferestrele noastre deschise o asemenea larmă, scot asemenea strigăte ce vin din fundul plămânilor, cu o asemenea râvnă neobosită, că ne trezim tresărind, fără nicio speranță de vreo clipă de răgaz până spre prânz, când valul de urlete pare să se potolească.
Ei se succedă la interval de două-trei minute, vocile lor cuprinse de frenezie continuă să vibreze mult timp după ce au depășit fereastra noastră. Tu, care nu auzi în Franța decât Chand d’habits12 sau legendarul Ohé, le vitrier13 nu-ți poți închipui ce înseamnă această maree mereu în creștere a acestor voci cărora tinerețea le conferă o energie nestăpânită și care se revarsă ca niște valuri venind din fundul orizontului peste o mulțime de înecați dezlănțuiți, înjurând și blestemând în paturile lor împotriva inocenților asasini ai oricărei stări de pace și de liniște.
Marguerite Miller-Verghy
Dimanche 13 septembre 1936
Il est difficile de s’expliquer, Marinette, l’état de béatitude profonde, de détente totale où nous plongent les heures passées au bord de la mer. La beauté du spectacle, une sorte d’émotion religieuse qui se dégage de son infini formidable ne suffisent pas à nous donner la raison de l’euphorie spéciale, où nous semblons nous désintégrer, nous résoudre en petites parcelles à peine conscientes, vibrantes tout à la fois d’une joie physique que nulle autre expérience de la vie ne nous offre. Le plaisir ressenti en de tels moments n’est pas d’ordre esthétique, ni moral ; il doit tenir aux racines profondes de notre être, à quelques raisons mystérieuses venues d’un tréfonds millénaire qui échappent à nos investigations. On est tenté de songer aux études du sir Quinton, qui firent un certain bruit il y a quelque dix ans. Ce savant obsédé peut-être par ce même problème fit des recherches à la suite desquelles il prouva que l’élément le plus important dans le corps humain n’est autre que l’eau de mer, qui, à ce qu’il nous dit, constitue les deux tiers des matières chimiques qui le composent.
Se plonger dans la mer, c’est se plonger dans l’élément même dont notre vie est faite. Nous en sommes l’expression devenue humaine, la floraison magnifiquement vivante et pensante. Nous voilà de ce fait, revenus au temps de Venus Anadyomène… O, sagesse infinie des fables antiques !… Les belles dames sommairement vêtues qui profilent leur claire anatomie, généreusement offerte aux regards, sur le fond outre-mer de l’immense nappe mouvante devraient se rendre compte qu’elles font plus que charmer les yeux. Elles incitent à mille rêveries éparses, comme la poussière d’eau qui vient frôler les visages tendus vers la caresse des souffles marins.
L’habitude à laquelle se soumettent les mondains décrète pour le mois d’août des séjours aux bords de notre mer, si injustement dénommée noire, quand elle est une des plus belles qui soit au monde, et rivalise par la magnificence de ses tons d’azur, et de saphir, avec la Méditerranée, tant chantée par les poètes. Les mondains ont tort cette fois encore d’obéir à la mode. Ils ne se doutent pas que, pour jouir pleinement de la mer, et aspirer par tous les pores le réconfort qui en émane, il faut la voir en septembre et jouir du plaisir sans égal d’une tête à tête avec elle. Les baigneurs ont disparu, le sable doré étend son velours intact jusqu’au plus lointain de l’horizon, la grande voix de la mer vous attire et semble adoucir son élan fougueux, pour vous appeler tout près d’elle, et vous enseigner la beauté de la solitude, du silence et des longues rêveries apaisantes.
Combien vains paraissent les papotages, les petits soucis, les mesquines préoccupations dont l’entrelacs forme notre vie, devant la paix intérieure qui naît en nous à l’aspect de cette force éternelle, qui vient parfois mourir à nos pieds, en des courbes lentes et souples, dont l’harmonie rappelle celle des beaux alexandrins classiques ! La mer immense et bleue, exerce une si irrésistible attirance, que l’on comprend les vikings d’autrefois s’élançant vers l’inconnu, debout à la proue de leur primitives nacelles. Ils affrontaient les vastes étendus non pas dans l’esprit de conquérir de nouvelles contrées, mais plutôt pour obéir à l’appel de cet élément si prestigieux et si beau, que les mythes anciens ont incarné son pouvoir, dans le charme des sirènes à la voix d’or qui faisait oublier aux mortels enivrés les vents déchainés, les périls et la mort.
Marg. Miller-Verghy

Duminică 13 septembrie 1936
E greu de explicat, Mariniette, starea de profundă încântare, de relaxare totală în care ne cufundăm în orele petrecute pe malul mării. Frumusețea spectacolului, un fel de emoție religioasă care se naște din nemărginirea ei formidabilă nu sunt de ajuns pentru a explica motivul acestei euforii speciale, în care pare că ne dezintegrăm pentru a ne recompune în mici fărâme abia conștiente, vibrând toate o dată de o veselie fizică pe care nici o altă experiență a vieții nu ne-o poate oferi. Plăcerea resimțită în aceste momente nu este de ordin estetic, nici moral, probabil că ţine de străfundurile ființei noastre, de anumite surse misterioase venite din adâncuri milenare, care scapă însă cunoașterii noastre. Suntem tentați să ne gândim la studiile lui Sir Quinton, care au avut răsunet acum vreo zece ani. Acest savant, obsedat poate de aceeași problemă, a făcut cercetări în urma cărora a dovedit că cel mai important element din corpul uman nu este altul decât apa de mare, care, după cum ne spune el, constituie două treimi din substanțele chimice care îl compun.
Să te arunci în mare înseamnă să te scufunzi în chiar elementul din care viața noastră este creată. Noi suntem expresia umanizată a acestuia, minunata ei înflorire, vie și conștientă. Și iată-ne astfel cum revenim la vremurile lui Venus Anadyomene… O, înţelepciune infinită a legendelor antice!… Frumoasele doamne, sumar îmbrăcate, care-și profilează luminoasa anatomie oferită cu generozitate privirilor pe fondul de peruzea al imensei întinderi mișcătoare, ar fi trebuit să-și dea seama că fac mai mult decât să farmece privirile. Ele incită la mii de reverii imponderabile, precum pulberea de apă care atinge în treacăt chipurile întinse așteptând mângâierea suflului marin.
Obiceiul căruia i se supun mondenii decretează pentru luna august sejururi la malul mării noastre, atât de pe nedrept numită neagră, cu toate că este una dintre cele mai frumoase care există în lume și care rivalizează prin minunatele tonuri de azur și de safir cu Mediterana, atât de cântată de poeți. Mondenii greșesc și de această dată supunându-se modei. Ei nici nu bănuiesc că, pentru a te bucura din plin de mare și pentru a aspira prin toți porii tihna care emană din ea trebuie să o vezi în septembrie, când poți să trăiești plăcerile unice ale unui tête-à-tête cu ea. Amatorii de baie au dispărut, nisipul auriu își răspândește catifeaua sa până departe la orizont, vocea puternică a mării te atrage și pare să îmblânzească elanul său viguros, pentru a te chema cât mai aproape de ea și pentru a-ţi insufla frumusețea singurătății, a liniștii și a lungilor reverii tihnite.
Cât de fără sens îţi par acum vorbăria, cancanurile, micile griji, preocupările meschine a căror țesătură alcătuiește viața, în fața păcii interioare, care, o dată ce s-a născut în noi, are aspectul acestei forțe eterne care se stinge uneori la picioarele noastre în curbe lente si suple, a căror armonie o amintește pe cea a versurilor clasice ale alexandrinului.
Marea imensă și albastră exercită o atât de irezistibilă atracție, încât ajungem să-i înțelegem pe vikingii de odinioară care porneau spre necunoscut la prora navelor lor primitive. Ei înfruntau vastele întinderi nu numai în speranța de a cuceri noi teritorii, ci mai ales pentru a asculta de chemarea acestui element atât de atrăgător și atât de frumos, încât miturile antice i-au personificat forța în vraja sirenelor cu voce de aur, care îi făcea pe muritorii îmbătați de ea să uite de vânturile năprasnice, de pericole și de moarte.
Marg. Miller-Verghy
Mercredi, 16 septembre 1936
Eforie, 10 septembre
Le besoin d’harmonie, Marinette, est un des plus profondément ancrés au cœur de l’homme. Une concordance secrète s’établit toujours entre l’ambiance, les états d’âme et jusqu’au costume qu’un sens esthétique inné nous impose selon les circonstances. Le séjour en forêt, par exemple, exige, pour satisfaire les yeux, des vêtements appropriés : tantôt la légère robe blanche inspirée de la tunique de Diane Chasseresse, tantôt le costume couleur de rouille et de châtaigne, apparié à la robe lustrée de l’écureuil et du marron d’Inde. Quant à l’influence qu’exercent sur nous les longues journées où les heures s’éparpillent au vent de la mer, elle va encore plus loin et porte l’homme tout naturellement à dépasser le stade où le vêtement compte pour quelque chose, et à faire un saut en arrière jusqu’à la simplicité primitive de l’antique Hellade.
Un citadin a peine à comprendre l’allégement de toute contrainte née de la tête avec ces deux infinis bleus, le ciel et la mer. La demi-nudité arborée sur les plages semble la seule mode possible lorsqu’on la considère avec la souriante philosophie dont nous imprègnent tous ces jours au bord de la mer, « aux mille voix », pour parler comme le divin Homère. Devant l’immensité mouvante et formidable tantôt tonitruante et frénétiquement agitée, tantôt berçante, et apaisante, il est difficile de se souvenir des mille étroites convenances dont s’embarrasse notre vie de civilisés. Une fois l’âme pleinement ouverte au vent vivifiant du large, comment se souviendrait-on qu’on est en ville, monsieur ou madame ? Ici, on n’est plus que de petits crabes humains, minuscules devant l’immensité, étalés sur le sable, ballottés par les vagues qui nous fouettent, cinglés par les vents qui versent au corps la vigueur et à l’âme l’oubli. On se sent mêlé si intimement à la nature, que l’on en fait partie, de même que l’écume dont la dentelle s’effrange sur le sable mol et chaud, ou que la mouette qui, à peine posée, danse sur la crète des flots innombrables. Sa blancheur, sa pureté, l’innocence de sa cervelle d’oiseau, nous imprègne peu à peu.
C’est ainsi que je trouvai tout naturel l’autre jour sur la plage presque déserte d’Eforie de voir une jeune femme couchée un peu à l’écart, le visage à l’ombre de son bras replié, qui la rendait pour l’instant anonyme. Elle avait fait sauter l’épaulette de son costume et offrait à l’air salin, ce qu’au XVIIIe siècle on appelait ses appas. Pas trop plantureuse cependant, il y en avait juste « de quoi remplir la main d’un honnête homme », comme disait Théophile Gautier. La pudibonderie la plus malveillante n’eût pu prendre ombrage de ce spectacle gracieux, rappelant les antiques naïades, et moins offensant pour notre sens artistique, que ne le sont les robes de ville, les talons hauts, les gants de Suède, portés sur la plage par certaines femmes qui n’ont pas le sens de l’adaptation. La petite dame au torse nu, en s’intégrant sans réticence dans la pureté paradisiaque du paysage, nous donnait, sans le savoir peut-être, une profitable leçon d’harmonie. Et l’harmonie, nous apprend Pythagore, c’est avec la Mesure et le Nombre, l’axe même autour de laquelle tourne tout entière la merveilleuse création.
Marg. Miller-Verghy
Miercuri 16 septembrie 1936
Eforie, 10 septembrie
Nevoia de armonie, Marinette, este una dintre cele mai profund înrădăcinate în sufletul omului. O corespondență secretă se stabilește mereu între atmosferă, dispoziția sufletească și chiar şi îmbrăcămintea pe care simțul estetic o impune în funcție de circumstanțe. O plimbare în pădure cere, de exemplu, o ținută adecvată, care să satisfacă ochiul: uneori, rochia subţire alb deschis, inspirată de tunica Dianei, zeița vânătorii, alteori costumul de culoare ruginie și castanie, asortat cu rochia lucioasăde culoarea veveriței sau a castanei de India. În ceea ce privește influența exercitată asupra noastră de zilele lungi în care orele se risipesc, împrăștiate de briza mării, aceasta merge chiar mai departe și îl determină pe om să depăşească, cu naturaleţe, stadiul în care îmbrăcămintea mai contează în vreun fel și să facă un salt înapoi la simplitatea primitivă a anticii Elade.
Un orășean înțelege cu greu atenuarea tuturor constrângerilor pe care le avem în minte, în fața acestor două infinituri albastre, cerul și marea. Seminuditatea afișată pe plajă pare singura modă posibilă, atunci când o examinăm cu o filosofie zâmbitoare, care ne impregnează în toate aceste zile petrecute pe malul mării, „cu o mie de voci“, pentru a vorbi ca divinul Homer. În fața formidabilei imensității mișcătoare, care vorbește cu glas de tunet și se agită frenetic sau se leagănă liniștit, e greu să-ţi mai amintești de miile de convențiimeschine care stingheresc viața noastră de oameni civilizați. Îndată ce sufletul ţi se deschide cu totul către briza înviorătoare venită din larg, cum să-ţi mai amintinteşti de oraș, doamnă sau domnule? Aici, nu mai suntem altceva decât niște mici crabi umani, minusculi în fața imensității, întinși pe nisip, purtați de valurile care ne biciuiesc, duși de vânturile care varsă în trup vigoare, iar în suflet uitare. Te simți atât de intim contopit cu natura, încât faci parte din ea, la fel ca spuma, a cărei dantelă se destramă pe nisipul moale și cald, sau ca pescărușul care dansează ce pare aşezat pe creasta atâtor valuri. Albul, puritatea, inocența acestui cap de păsăre ne pătrunde puțin câte puțin în suflet.
Așa că am găsit cu totul firesc să văd deunăzi, pe plaja aproape goală de la Eforie, o femeie tânără întinsă undeva într-un loc ferit, cu fața umbrită de brațul îndoit, care o făcea astfel anonimă. Își descheiase breteaua costumului și oferea aerului sărat ceea ce în secolul al XVIII-lea se numeau ,,nurii“ ei. Nu foarte planturoși totuși, erau doar „îndeajuns pentru a umple mâna unui bărbat cumsecade“, cum spunea Théophile Gautier. Pudoarea cea mai răuvoitoare nu ar fi putut umbri acest spectacol grațios, amintind de anticele naiade, și mai puțin ofensant pentru simțul nostru artistic decât sunt rochiile de oraș, tocurile înalte, mănușile suedeze, purtate pe plajă de unele femei care nu au simțul măsurii. Micuța doamnă cu pieptul dezgolit, integrându-se fără reticență în puritatea paradiziacă a peisajului, ne oferea, fără să știm poate, o profitabilă lecție de armonie. Iar Armonia, ne învață Pitagora, este împreună cu Măsura și Numărul, chiar axa în jurul căreia se învârte în întregime minunea creaţiei.
Marg. Miller-Verghy
1. Marie, Reine de la Roumanie, L’Histoire de ma vie, traduction Mărgărita Miller-Verghy, Éditions Adevărul, Bucarest, 1936.
2. Scrisorile sunt semnate diferit: M. M.-V., Marguerite Miller-Verghy, Marg. Miller-Verghy.
3. Excelenta traducere în limba română a scrisorilor îi aparține autoarei.
4. Vezi supra, nota 1.
5. François Coty (1874–1934), parfumeur et créateur de produits cosmétiques français.
6. Construction vieillie avec le sens de « s’en aller ».
7. În original, este folosit verbul s’enivrer, cu sensurile: a se îmbăta, a se exalta, a se entuziasma. Am preferat ultimul sens, din motive lesne de înțeles.
8. François Coty (1874–1934), creator francez de parfumuri și de produse cosmetice.
9. Ornement en forme de fleur.
10. Cobiliță.
11. Vezi supra, n. 8.
12. „Haine vechi!“
13. „Geamgiu!“














